Fustiger n’est pas jouer !

En matière de vocabulaire, comme en bien d’autres domaines, il existe des modes.
Selon votre millésime, par exemple, vous avez été à des booms, des sur-boums, des fêtes, des teufs, des surpat’, des raouts, des noubas, des bamboches, des surprises-party, des ribouldingues….
La langue française à cela d’exceptionnel qu’elle nous offre une quantité quasi illimitée de synonymes puisqu’elle en invente tous les jours. Voire, elle recycle d’anciennes tournures oubliées qu’elle remet à la mode, parfois sans même que ses locuteurs ne s’en rendent compte. Peu de jeunes gens savent que Gavroche, déjà, appelait ses parents des « darons ».

Du coup, quand je revois un mot tourner en boucle dans la presse, je suis … comment appeler ça…. un peu contrariée, voire légèrement horripilée.

Vous pouvez vous amuser à faire l’expérience vous même, j’ai trouvé, pour la seule semaine dernière, dans la presse francophone, pas moins de 10 pages d’occurrences du verbe « fustiger ». En s’intéressant uniquement à la presse française écrite, mon moteur de recherche préféré me confirme qu’on s’est évertué, pendant la semaine qui vient de s’écouler, à beaucoup fustiger.

fustiger les propositions
fustiger la politique mise en place
fustiger l’action du chef de l’État
fustiger le gouvernement
fustiger la frilosité des équipes adverses
fustiger Emmanuel Macron
fustiger le bilan de son prédécesseur
fustiger un oubli
fustiger le fait que « Brice Hortefeux fait des petites phrases » (sic)
fustiger Donald Trump
fustiger la phrase originelle de Charles de Gaulle.
fustiger les travers de ses contemporains.
fustiger les propositions sécuritaires de droite
fustiger l’individualisme de nos sociétés capitalistes
fustiger « l’ouverture » à gauche
fustiger le monde de l’argent.
fustiger le système politico-médiatique
fustiger la paresse des entreprises
fustiger un « processus verrouillé »
fustiger ceux qui « critiquent la guerre d’indépendance »
fustiger les hérauts d’une gauche puérile
fustiger le mépris de l’ancienne première dame

(liste non exhaustive)

On fustige furieusement en ce moment et on fustige n’importe quoi. Enfin, quand je dis « on », vous remarquerez qu’aucun auteur de ces fustigations n’a prononcé ce verbe.
Il semble que nos amis journalistes soient en ce moment victime d’une grave épidémie de reproduction lexicale.

Mais au fait, ça sort d’où, ça, « fustiger » ? Comme nous l’apprend l’excellent Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (CNRTL) c’est un verbe qui a été forgé au XVe siècle à partir d’un mot de bas latin « fustigare » qui signifie à proprement parler « fouetter », ou « donner des coups de bâton ». Au figuré, « fustiger », ça peut être soit une façon de critiquer sévèrement, ou bien de « se donner un coup de fouet » métaphorique.

Je n’ai rien contre le mot, ni contre la chose, mais son emploi répété me fustige les yeux et les tympans (la presse audio-visuelle n’est pas en reste et fustige bien plus que de raison, elle aussi).  Il y a tellement de jolis mots pour le dire : tancer, blâmer, condamner, morigéner, réprouver, désapprouver, sermonner, critiquer, voire anathématiser !

Aujourd’hui encore, dans Le Monde. La fustigation de trop qui m’a poussée à écrire ce billet.
Vous serez prévenu : la prochaine fois que je vous entends ou que je vous vois fustiger quoi que ce soit ou qui que ce soit, je mange un chaton !

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Source

 

 

Journaliste, c’est un métier

Figurez vous que je découvre à quelques heures de la rentrée qu’il existe « Un vocabulaire spécialement créé pour la réforme  [et qui] accompagne sa mise en place, comme pour tenter la faire avaler par des professeurs parfois sidérés… »
C’est le sous-titre d’un article paru aujourd’hui sur le site du Point, sous la plume d’une journaliste qui a visiblement écopé du thème de l’éducation. Elle s’appelle Louise.

J’ai lu son article. Avec difficulté parce que mon pacemaker a eu du mal à suivre.
J’ai fini en PLS.

Je ne sais pas si tu me liras, Louise, mais je crois que tu devrais demander à ton rédac’ chef de te changer de service. Je sais pas moi, demande la rubrique mode ou cinéma, ou sport, ou politique étrangère. Mais s’il te plaît, Louise, n’écris plus rien sur l’éducation. Tu te fais du mal. Tu nous fais mal en fait, de te voir à ce point méconnaître le sujet. J’ai honte pour toi. Et t’as l’air d’une fille sympa, j’ai pas envie d’avoir honte à ce point pour quelqu’un qui a l’air sympa.

Alors oui, je suis sidérée….

… Sidérée que tu n’aies pas compris que le terme de « pédagogisme » était une invention de tes copains Brighelli et Polony. Purée, Louise, même Wikipédia le sait ! Je cite « Pédagogisme est un terme utilisé le plus souvent de façon péjorative pour désigner un ensemble de méthodes d’enseignement scolaire qui s’appuient sur les conceptions du constructivisme (…). »
Mais comme tu as entendu ce mot, que tu l’as lu dans les pages de ton canard, tu t’es même pas un instant posé la question et tu nous balances ça, comme ça.
Comme si le ministère allait employer un terme injurieux envers ce que lui même promeut.
Sur ce coup là, tu m’as vraiment fait de la peine.

Bref, ce mot là n’est pas dans la réforme.

…. Sidérée que tu penses sincèrement que les innovations pédagogiques soient des obligations dues à la réforme. Les innovations, c’est le fait des enseignants. C’est des trucs du terrain. Et personne n’oblige personne à innover. D’ailleurs, les trucs « innovants » datent au mieux des années 60, au pire de la Belle Époque. Si je te dis des noms comme Montessori, Freinet, Piaget, Vygotsky… Ca t’évoque un truc ? Non ? C’est dommage.

Bref, l’innovation n’est pas dans la réforme.

… Sidérée que tu ne saches pas que les évaluations diagnostiques c’est vieux comme Hérode. Ça te choque visiblement qu’on vérifie d’abord si les élèves ont compris les concepts de base avant de passer à la suite.

Bref, c’est pas dans la réforme.

… Sidérée que tu penses qu’avec la réforme, tous les collègues vont devoir travailler en îlots. Tu sais ce que ça veut dire « travailler en îlots » ? Non, visiblement à la lecture de ce que tu écris. Parce que ça demande un peu (beaucoup) plus de travail d’organisation que ce que tu décris. Et je suis absolument désolée de devoir te contredire, mais mes élèves qui travaillent en îlots depuis plusieurs année maintenant, et ben ! ils travaillent. Je sais pas quels profs tu as eu mais ça avait l’air d’être un sacré bordel dans tes classes de collège.

Bref, c’est pas dans la réforme.

Comme je suis de bonne humeur (le secouriste qui m’a relevée de ma PLS était plutôt mignon), je te fais grâce du mépris que tu portes aux « collégiens lambda ».

… Sidérée de ce que tu racontes à propos des Enseignements Pratiques Interdisciplinaires (EPI) et de l’Accompagnement Personnalisé (AP). Non, on ne va pas « colorer » nos cours (et qu’est ce que la Dotation Horaire Globale (DHG) vient faire là-dedans, on ne sait pas. La DHG, c’est pas nouveau) avec de l’AP et des EPI. On va faire des projets interdisciplinaires, comme les profs de LP savent le faire depuis des siècles. On ne va pas « instiller de l’AP partout ». (D’abord c’est sale d’instiller partout, c’est qui qui fait le ménage, hein ?) On va différencier dans nos cours, en enseignant nos programmes…. Et c’est pas forcément inscrit dans nos emplois du temps l’AP et les EPI. Et c’est pas organisé à raison d’une heure par semaine dans tous les cours. T’as vraiment rien compris en fait. 3 heures d’AP par semaine en 6e, 1 ou 2 heures par semaine en 5e, 4e et 3e pour l’AP ; 1 ou 2 h par semaine en 5e, 4e et 3e pour les EPI.

Bref, tu sais pas en quoi consiste la réforme.

Donc, pour conclure, ma pauvre Louise : ou c’est Brighelli qui t’écrit tes articles (et c’est moche), ou bien t’étais à l’apéro avec des potes quand t’as pondu ce truc. Ton rédac’chef t’as appelé en urgence « Il me faut 3,000 signes pour dans deux heures » et vous avez déliré en sirotant des mojitos.

Parce que l’École tu n’y connais rien.

Comme je suis sympa, si tu veux, tu viens dans ma classe quand tu veux et je t’explique tous les mots que tu comprends pas. Ça roule ?

Pour ceux qui voudraient se faire du mal : l’article d’origine est là.

Joue-la comme Loys

Pour écrire ce billet, je me suis amusée à utiliser le style d’un autre. Il parait qu’il a un style génial. Moi je le trouve sans intérêt. Sans doute ne serai-je pas aussi géniale que lui, mais comme ça en écrivant cet article, je me suis doublement amusée. C’est pas que je n’aime pas l’article que je cite. C’est pire. Je le déteste. Pour la peine, je ne vais même pas citer son auteur.
Bonne lecture.

Parmi les gros pavés à apporter en vacances,

Ca commence mal. Pour un littéraire, confondre « apporter » et « emporter », c’est le carton rouge direct.

je ne saurais trop vous recommander Les Derniers Jours-La Fin de l’Empire romain d’Occident, paru à la fin 2014 aux Belles Lettres.

Oh purée, ça c’est de l’actu…. !

En 600 pages érudites et fort bien écrites (est-ce parce que l’auteur, Michel De Jaeghere, est d’abord journaliste avant d’être historien qu’il sait raconter ?),

C’est vrai, les historiens écrivent avec leurs pieds. Il suffit de lire Bloch, Braudel, ou même, tiens plus récemment, Romain Bertrand, pour savoir que les historiens ne savent pas écrire. D’ailleurs, en fait, pour Jean-Paul (tu permets que je t’appelle Jean Paul ? Non ? bein tant pis, je vais le faire quand même), il ne s’agit pas d’écrire mais de raconter. C’est vrai quoi, l’histoire c’est quand même plus chouette quand ça ressemble à un conte de fées.

on nous dit tout sur l’un des plus grands bouleversements civilisationnels de l’histoire de l’humanité : comment en 200 ans, entre les IVe et Ve siècles, un empire sûr de lui et dominateur, comme aurait dit de Gaulle

Ah c’est chouette ça de citer de Gaulle. Ca fait « résistant ». C’est une jolie caution morale pour pouvoir ensuite vomir sa prose sans qu’on puisse la critiquer. Si tu critiques JP (tu permets que je t’appelle JP ? Non, bein tant pis, je vais le faire quand même), tu critiques De Gaulle. Et critiquer De Gaulle, c’est mal. C’est la preuve que tu es un soixantehuitard maoiste de m**** dont la parole ne vaut même pas qu’on salisse ses godasses avec.

, a cédé sous les coups d’une nuée de barbares, qui auraient laissé aux anciens Romains leurs yeux pour pleurer s’ils ne les leur avaient préalablement arrachés.

Ça c’est une belle description de ces salauds de barbares. Ça compare des hommes (mais en sont-ils vraiment ?) à des insectes qui arrachent les yeux de leurs victimes. L’image est absurde, mais d’une violence efficace. Si après ça vous n’avez pas peur, c’est que vous n’êtes vous-même que des barbares. D’ailleurs, je vais de ce pas acheter un peu de Fly-Tox au cas où.

Comme nous vivons nous-mêmes dans un monde en proie à toutes les menaces

– Quand il te demandera « toute » tu lui diras « toute », il comprendra.
Voila. Vous aussi, on vous dit « toutes » et vous comprenez. L’avantage c’est que vous pouvez mettre dans ce « toutes » exactement ce que vous voulez, tout ce qui vous fait peur. Les araignées par exemple. Ou les lolcats.

et que, comme le disait si bien Valéry, « nous autres civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles »,

Ah, voilà la deuxième caution morale de notre grand JP. Un écrivain catholique. Vous n’allez quand même pas critiquer quelqu’un qui se réclame d’un grand écrivain catholique français, hein ? Et puis, la citation tout le monde la connait, même certains profs d’EPS je parie. Personne ne sait vraiment à propos de quoi Valéry l’a utilisée, mais on s’en tamponne. On peut l’appliquer à tellement de choses qu’elle est bien pratique.

Mme Vallaud-Belkacem a pensé qu’il fallait vraiment insister sur la question de l’immigration « chance pour la France »

Belkacem/Immigration/France : le trio magique. On vous parle de barbares et on vous pose ça là. L’effet Koulechov fonctionne à merveille et sans l’écrire, JP vous propose les équations suivantes : Belkacem = Barbare / invasion = immigration / France = Empire romain d’occident = LA civilisation.

nos bambins, si l’on en croit les programmes miraculeusement issus en avril dernier de ce que la France a de pire en matière, étudieront la question en CM1 (les vagues migratoires du Ve au Xe siècle), en sixième (un tiers de l’année est censé être consacré à « la longue histoire de l’humanité et des migrations », thème repris plus tard dans « romanisation et débuts du christianisme » ) et en cinquième (« l’islam : débuts, expansion, sociétés et cultures » et « les empires byzantin et carolingien entre Orient et Occident »). Il fallait au moins ça.

Ah oui, vous l’aviez oublié, JP se targue d’être avant tout un enseignant. Pas un lexicologue en tous les cas. Allez dire à Kévin, 12 ans, qu’il est un bambin et… Bon, bein faites le test, et vous venez nous raconter le résultat. Bon, et puis JP il est enseignant de LETTRES, mais c’est aussi un cador des programmes d’histoire. Il oublie un peu les programmes de lycée, mais c’est pas grave. De toute façon ses lecteurs n’iront pas vérifier.

Il faut voir ce qui est à l’œuvre dans cette présentation quelque peu biaisée.

Bein alors, JP, un petit moment de faiblesse ? De quelle présentation parles-tu ? On ne le saura jamais. Là encore, c’est au lecteur de combler les vides (aussi abyssaux soient-ils) grâce à leur propre imagination.

Michel De Jaeghere précise que « l’appellation même de grandes invasions, par quoi notre historiographie désigne les invasions barbares », est distincte de l’appellation allemande Völkerwanderung, qui signifie « migration de peuples ». Forcément : les Allemands ne vont pas s’appeler eux-mêmes barbares – puisque les barbares, en l’occurrence, c’étaient eux, les Germains.

Comparer les Allemands actuels aux Germains ! Quelle trouvaille ! On se croirait au XIXe ! Evidement que les Germains ne s’appelaient pas les Germains, vu que c’est Jules César qui les a appelés comme ça. Comme il appelait « Gaulois » les peuples de la partie occidentale de l’Europe. Ce que les romains appelaient les Germains sont en fait des gens venus de Scandinavie, des Alamans, des Chattes, des Goths…. Bon on pourra en conclure que notre ami JP n’est pas non plus très fort en géographie.

Tout comme les assassins qui sévissent de l’autre côté de la Méditerranée (et ici aussi de temps en temps) pensent être de vrais croyants.

Bein alors JP, tu es à cours de formules rhétoriques ? Tu nous refais le coup de l’équation magique barbare = sud de la méditerranée ? Je suis extrêmement déçue. Et ton inculture géographique continue de m’affliger. Ces salopards de Daesh, ils sont pas par là, mais par là. (oui, je sais, vous ne voyez pas mes gestes mais vous comprenez bien ce que je veux dire).

Dans le choix des termes, on devine l’orientation que la nouvelle historiographie officielle made in Rue de Grenelle entend donner aux programmes que le ministre a commandés.

« historiographie officielle »…. Vous aurez conclu par vous-même que nous vivons dans un état stalinien. Mais je me mets à la place du patron du bar du coin de la rue de Grenelle qui doit en avoir marre qu’on parle de lui comme du patron de la Gépéou. Parce que pour écrire ce genre d’article, JP doit fréquenter ce bistroquet plus que de raison. En plus comme ça il peut fantasmer sur les voitures de fonction qui entrent au numéro 10.

Le livre qui est un vrai livre d’histoire,

Je ne vais pas me prononcer sur ce sujet, vu que je n’ai absolument pas lu ce bouquin, et qu’après la lecture de mon copain JP, j’ai carrément plus envie de le lire….

l’auteur a eu tellement peur de passer pour un « journaliste » (terme éminemment méprisant dans la bouche de nos modernes profs d’histoire)

Mépris pour les journalistes grâce aux guillemets, mépris pour les enseignants grâce au vocable « profs » (on dirait du Kévin !), mépris pour les « modernes », parce que les « anciens » étaient quand même faits d’un autre métal, (d’ailleurs, le temps passant, l’âge venant, étant de moins en moins « moderne », on comprend qu’il en pince pour l’ancienneté), on retrouve tous les poncifs de papy JP (tu permets que je t’appelle papy ? Non, bein tant pis, je vais le faire quand même).

qu’il étaie chacune de ses affirmations, chacun des faits énoncés, de mille et une références antiques et modernes – la bibliographie est particulièrement riche.

Incroyable ! Un bouquin d’histoire avec des références ! Du jamais vu depuis Flavius Josèphe ! (ironie inside)

Mais sans que cela alourdisse la lecture – miracle d’une narration parfaitement maîtrisée. Qu’apprenons-nous, béotiens que nous sommes ? Que, comme le disait René Grousset en 1946 dans son Bilan de l’histoire,

Jamais deux sans trois. Voilà Grousset ! Faire appel au grand spécialiste des peuples d’Orient, qu’il soit proche ou extrême, auteur de « L’empire des steppes », c’est la cerise sur le gâteux. On ne peut pas sérieusement en vouloir à quelqu’un qui cite Grousset.

« aucune civilisation n’est détruite du dehors sans s’être tout d’abord ruinée elle-même, aucun empire n’est conquis de l’extérieur qu’il ne se soit préalablement suicidé ».

Bon, la citation est approximative, mais comme personne n’ira vérifier…Je suis une fille sympa, je vous l’offre.  « Chaque empire, chaque Etat, chaque société ne sont détruits par l’adversaire qu’autant qu’ils se sont préalablement suicidés. »

Il ne s’agit plus, cette fois, d’un « suicide français » :

Ah, voilà le quatrième mousquetaire, du Zemmour dans le texte. On ne va pas critiquer quelqu’un qui cite Zemmour ! Bein si justement, c’est même une œuvre de salubrité publique.

c’est une civilisation entière qui est poussée vers la sortie.

Oh purée, les boules !!!

Les barbares (rappelons encore une fois que ce mot grec signifiait, à l’origine, « ceux qui ne parlent pas grec ») ont été invités dans l’empire. Plus d’un million d’immigrés (des Goths, des Huns, des Alains, des Vandales) sont entrés pacifiquement en deçà du limes, cette ligne de fortifications naturelles (Rhin et Danube) ou artificielles qui jalonnait la frontière nord de l’empire. Ils sont venus faire à Rome toutes sortes de métiers, à commencer par celui des armes :

Un million d’immigrés sur le territoire d’un empire qui comptait 54 millions d’habitants, ça fout carrément les miquettes. Bon, ça se fait sur 200 ans et c’est donc l’équivalent d’un pissat de matou. Mais un million, ça fait peur ! Le million ! Le million ! Ils sont venus se battre. Soit. Voire ils se battaient depuis longtemps, plus ou moins au service de l’empire romain, servant de tampon entre tribus amies et tribus hostiles. Peuples fédérés ou alliés, sans eux le limes aurait été aussi efficace qu’une moustiquaire contre une charge de rhinocéros. N’hésitez pas à lire cet excellent article sur le sujet.

Et si vous êtes une tant soi peu habitué à la prose de papy, vous comprendrez aisément que son but est évidement de vous refaire encore une fois le coup de l’équation. Les africains du Nord ont été appelés à venir faire en France « toute sorte de métiers et en particulier celui des armes. » Troupes coloniales = troupes auxiliaires des légions.
Connaissances superficielles, raisonnement simpliste, c’est moche tout ça.

après l’édit de Caracalla (212) qui donnait la citoyenneté romaine à tous les habitants de l’empire, les candidats à l’enrôlement se sont raréfiés – puisqu’on n’avait plus besoin d’avoir recours à un très long service sous les aigles romaines pour acquérir une citoyenneté que l’on vous avait décernée d’emblée.

Pour papy, le déclin de la France date sans doute de la révolution et du décret laxiste de 1790. Voyez plutôt :  « seront réputés Français et admis, en prêtant le serment civique, à l’exercice des droits de citoyen actif après cinq ans de domicile continu dans le royaume, s’ils ont, en outre, ou acquis des immeubles ou épousé une Française, ou formé un établissement de commerce ou reçu dans quelque ville des lettres de bourgeoisie ». C’est la mort du petit cheval !

D’où la nécessité de faire appel à des mercenaires : les Huns, ces Asiates, qui ont poussé devant eux les multiples peuplades effarées de leur férocité, ont été à maintes reprises des auxiliaires précieux des armées romaines, avant de leur tailler des croupières pour leur compte.

Qu’Attila me tripote, dire que les Huns ont été des auxiliaires des légions romaines, c’est un truc qui vous aurait valu de finir honteusement trainé par un cheval jusqu’à ce que mort s’en suive. C’est pas parce que quelques 300 Huns ont été enrôlés par Stilichon contre les Goths d’Alaric à l’automne 408 qu’il faut en faire une généralité ! Ceux qui ont bossé pour l’empereur Honorius en 409 n’étaient pas des mercenaires mais des fédérés. Ceux qui embauchaient des mercenaires barbares c’étaient plutôt les romains de la partie orientale de l’Empire. Bon, de toute façon, ce sont des asiates, des sauvages, quoi.

L’empire était trop beau, il avait, comme dit Giraudoux

Tiens, voilà une autre caution morale. On ne peut pas critiquer un mec qui a écrit l’Apollon du Belvédère. De là à penser que papy se prend pour un dieu grec….

, « des dieux et des légumes trop dorés » pour ne pas faire envie à des tribus qui vivaient de rapines dans des steppes et des fondrières.

Ou l’on voit qu’on peut citer Grousset sans l’avoir lu. « Dans des fondrières ». Autant dire des bauges à cochon ! Le Hun est sanguinaire, voleur et mal lavé. Il fait même peur aux germains, dont on nous a dit plus haut qu’ils étaient à l’origine des invasions barbares.

Évidemment, ces étrangers infiltrés,

Bon, là au moins, papy ne se cache plus. On est dans l’idée de la cinquième colonne. C’est exactement le même genre de propagande qu’on trouvait juste avant la guerre de 14. Les nurses et les hommes d’affaire germains, pardon, allemands, espions du Kaiser, toussa. Vous suivez… ? Les gens d’au-delà de la Méditerranée, ce sont les prussiens d’hier. Va falloir creuser des tranchées les gars, sinon c’est le retour de la grosse Bertha.

bien qu’ils se soient parfois romanisés à l’extrême, ont accueilli favorablement leurs anciens congénères lorsqu’à partir de la fin du IVe siècle les frontières ont commencé à craquer de toutes parts.

Caracalla, Michel Durafour, même combat.

Si cela vous évoque quelque chose et si vous pensez soudain que l’étude de l’histoire est pleine d’enseignements politiques pour le temps présent, ce n’est pas ma faute. Ni celle de l’auteur.

Bein non, papy il a rien dit, il a rien fait. Il vous a juste manipulé jusqu’au trognon. Et vous n’avez rien senti. Il a raté sa vocation de dentiste.

Michel De Jaeghere n’a pas besoin d’inciter aux rapprochements : ils se font tout seuls.

Bien-sûr qu’il ne nous incite à rien…. il fait juste des allusions tellement lourdingues qu’après avoir lu son texte, si vous arrivez encore à penser, vous avez de la chance.

Les Romains ne font plus d’enfants, contrairement aux barbares.

Faites des gosses bon sang ! Tout ça c’est de la faute des féministes !

De grands latifundiaires ont accaparé l’essentiel des richesses, et envoyé dans les villes des foules désœuvrées et affamées.

J’aime bien le terme de« foule » employé ici, même si je trouve que c’est un terme plutôt faiblard. Mais il a déjà utilisé « hordes », « nuées »… Il est au bout, papy. Au moins au bout de son dictionnaire de synonymes.

Le manque de bras explique le recours à l’immigration, et à la servitude volontaire de barbares qui travaillent les champs de leurs nouveaux patrons avant de s’en rendre maîtres.

« Classes laborieuses, classes dangereuses ». Depuis le temps qu’on vous le dit.
– Mais je croyais qu’ils étaient désœuvrés ?
– Tais-toi et creuse.

L’école romaine n’est plus accessible qu’à des élites, le reste de la plèbe parle une langue de jour en jour plus corrompue.

Purée Kévin ! c’est pas en validant tes compétences psychosociales et envoyant des sms que tu rentreras à l’EDHEC. Comment ça c’est juste parce que tes parents ont pas une thune ?

Les intérêts individuels l’emportent sur l’intérêt collectif. Si les appareils photo existaient à l’époque, les Romains de la décadence ne feraient plus que des selfies.

Oh pinaize ! Outre la faute de concordance des temps ( « avaient existé » et « n’auraient plus fait » aurait été plus adéquat) je crois que là on tient l’acmé de la pensée du XXIe siècle, le climax. Jipé a découvert LA cause de la fin de la civilisation judéo-chrétienne occidentale. C’est pas l’immigration ! C’est la perche à selfie. Normal c’est une invention asiate ! Salaud d’Hiroshi Ueda !

Et surtout, l’empire a atteint une taille critique qui le rend indéfendable. L’Empire romain d’Orient a plus de cohésion

Vous le voyez le regard qui glisse vers Bruxelles ? L’Europe à 6 déjà, c’était un peu la merde vu qu’on avait mis des germains dedans, mais depuis 2013, on y a mis des Huns !

– et quand les Arabes, au VIIe siècle, auront conquis le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, il résistera longtemps, ramené à ses frontières naturelles,

Ha ! Ha ! Les frontières naturelles….. quelle bonne blague ! On dirait du Vauban ! Décidément, papy et la géo…..

aux incursions de l’islam triomphant -, il faudra les Turcs pour qu’il s’effondre tout à fait, 800 ans plus tard. Tout rapport avec une Europe qui s’est gonflée comme la grenouille de la fable

Tiens, La Fontaine… ça manquait comme référence. Ça n’a aucun rapport avec le reste du propos mais ça fait chic.

, acceptant dans l’enthousiasme des nouveaux venus qui n’avaient ni les finances ni la culture adéquates, serait bien sûr exagéré.

Bon, cette figure de rhétorique vous la connaissez, je n’en rajoute pas. L’antiphrase comme moyen de pouvoir accuser ses détracteurs de vous en vouloir pour des choses que vous n’avez pas dites, bien au contraire. Encore un truc moche.

Les historiens de profession reprocheront sans doute à Michel De Jaeghere d’être journaliste.

Tu te répètes coco. Je peux t’appeler coco ? Non, bein tant pis je vais le faire quand même.

Et à moi de célébrer – vraiment, il le mérite – un ouvrage écrit par quelqu’un qui travaille au Figaro et à Valeurs actuelles.

Bon, j’en profite pour cirer les pompes aux journaux dont les lecteurs aiment mes torchons, ça peut pas faire de mal….

Peu me chaut.

Arrête coco, je vais pleurer si tu continues.

C’est un remarquable ouvrage, qui se lit comme un roman – le roman de la fin des fins, qui en ce sens nous tend un miroir terrifiant.

Encore ? Le coup du roman terrifiant, même si ça rime, tu nous l’as déjà fait au début, tu te rappelles ? C’est le serpent qui se mord la queue….

Je l’ai lu alors que je mettais la dernière main à un livre à sortir à la rentrée, intitulé Voltaire ou le djihad, et consacré à la mort de la culture européenne.

Ah purée, la voilà la vraie raison de cet article ! Ton autopromo ! Tu prépares le terrain pour ta pub en septembre. Combien on parie que Le Figaro et Valeurs Actuelles vont te faire des papiers ? Juste retour d’ascenseur. Entre copains, c’est bien normal.

J’y ai trouvé de quoi alimenter mes soupçons.

La paranoïa, tu sais que ça se soigne très bien mon poussin ? (tu permets que je t’appelle « mon poussin » ? Non, bon, bein tant pis, je vais le faire quand même).

Comme disait Platon dans La République

Ah bien oui, si t’avais pas cité Platon, je crois que je t’en aurais voulu un peu. C’est vrai quoi. On peut pas critiquer un mec qui cite Platon.

: « Lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien ni de personne, alors c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie. » Et les grandes invasions peuvent dès lors commencer, l’empire ne contre-attaquera plus, il leur a ouvert la porte.

Platon et les invasions du Ve siècle. Même les raëliens n’auraient pas osé la faire.

Donc si je résume ton article (et crois-moi c’est pas facile vu qu’en fait, ton article, y’a rien dedans). Tu es en train de finir d’écrire un livre qui va sortir en septembre, tu veux que ça se sache, tu utilises le bouquin d’un autre, un pote à toi à ce qu’il paraît, pour cirer les pompes des médias qui ont le même fond de commerce que toi. Tu fais des amalgames pourris, tu racontes n’importe quoi, mais comme personne n’ira vérifier, c’est pas grave. Tes zélateurs pourront s’extasier sur ton érudition de pacotille et se gargariser de ton style digne de La Pléiade. Non, pas de la maison d’édition.

Quand à Voltaire dont tu vas honteusement te servir pour te faire mousser, heureusement pour toi il n’est plus capable de te traiter comme tu le mérites.

Les torchons et les serviettes…

La Société des Agrégés (qui heureusement n’est pas représentative de leur profession !) dénonce avec véhémence je cite :  « l’injustice subie par les agrégés lors du mouvement : tandis que le texte réglementaire dispose que l’affectation en collège des agrégés reste exceptionnelle, ce sont près de 25% de titulaires et 33% des stagiaires qui sont affectés au collège, sans l’avoir expressément demandé voire, sans avoir su qu’une telle affectation était possible. »

Alors là vraiment, j’en reste baba !
Donc, si je comprends bien, il existe des agrégés (bac +5 mini et titulaires d’un concours hyper-sélectif) qui ne savent même pas en s’inscrivant au concours qu’ils peuvent , s’ils l’obtiennent, être nommés dans des établissements de type « collège ». Voire même peut-être en ZEP ! (Horreur, malheur !)
Avec une telle méconnaissance du système scolaire français, je me demande comment ils l’ont eu ce concours.

Ah, mais oui, bien sûr ! Le système éducatif français, c’est le cadet de leurs soucis. L’important (pour la société des agrégés, hein, pas pour l’ensemble des agrégés ! Y’en a des bien !) ce n’est pas l’établissement, les gosses ou de telles triviales considérations, c’est leur haute compétence disciplinaire.

Ce sont de supers enseignants, dotés de supers pouvoirs. Des gens capables de vous faire une dissertation de 7 heures sur « Les généraux romains et l’Occident (-197 / 192) ». (Je déconne pas, tous les sujets de toutes les matières sont en ligne).
Les envoyer, comme ça, dans un collège de ZEP de la grande couronne, c’est quand même pas sympa. C’est du gâchis.
C’est vrai quoi, c’est pas comme si les élèves en super difficulté n’avaient pas besoin de supers-profs dotés de supers pouvoirs.

Ou alors c’est que l’élite des enseignants n’a pas envie de se mélanger avec la plèbe des certifiés qui ont seulement bac +5 et un concours très sélectif.
Ou que dans les collèges on ne peut pas gagner plein de sous en faisant des kholles tous les mercredis et n’enseigner que quelques heures à une classe de prépa hyper-motivée dans laquelle on ne croise jamais un Kévin.

Mais ça ne peut pas être pour ces raisons là, rassurez-moi ?

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Mise à jour (08/02/2014) : je vous en prie, allez lire la belle prose d’une véritable agrégée comme je les aime. Elle répond de façon magistrale à la mesquinerie sordide de certains de nos « collègues »…

[Méthode] Quand j’ai pas d’arguments, j’en invente.

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Je sais, c’est facile, parce qu’il m’énerve toujours cet homme là.
Ça doit être sa moustache.
Ou ce qu’il dit.
Ou ce qu’il pense.
Je ne sais pas.
Toujours est-il que dès que je lis un article de lui (heureusement pour ma santé, j’évite de le faire en général), je ressors mon « Petit recueil de 18 moisissures argumentatives pour concours de mauvaise foi » en guise d’ex-voto.

Pourquoi en parler aujourd’hui ?
Parce que là, on n’est même plus dans la mauvaise foi, mais dans le mensonge.

Ce monsieur est très en colère parce que l’Éducation nationale expérimente dans 117 établissements le fait qu’en fin de 3e les parents puissent décider, in fine, de l’orientation de leurs enfants.
Son argument-massue pour s’opposer vaillamment à cette expérimentation ?
« Les métaphores valent ce qu’elles valent, mais imaginez que la décision d’opérer votre gosse de l’appendicite – ou de le renvoyer dans ses foyers – ne dépende plus du chirurgien, mais de la volonté de ses géniteurs. »

Ce brave homme est agrégé et docteur en lettres. C’est heureux parce que s’il avait été docteur en médecine, il y a belle lurette qu’il aurait été viré de l’Ordre des Médecins.
En effet, un petit tour sur le site de cette vénérable institution permet de rappeler que « Le médecin qui soigne un mineur doit une information loyale et précise aux parents et titulaires de l’autorité parentale. Leur consentement lui est nécessaire pour agir. »

Et comme moi je n’invente pas, et que je cite toujours mes sources, je lui conseille la lecture (ça il doit savoir faire) de la référence suivante :
E. DUSEHU, « Soins aux patients mineurs – consentement des représentants légaux », rapport adopté par le Conseil national de l’Ordre des médecins lors de sa session des 31 janvier et 1er février 2002.

Le reste de l’article de Jean-Paul Brighelli n’a aucun intérêt …

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Source de l’image : EuroNews

Être une femme

Aujourd’hui,  on pourrait penser qu’en France du moins, être une femme c’est devenu un peu plus cool qu’ailleurs. je pense à des pays où on lapide des gamines par exemple. C’est vrai. On peut penser ça. Et se rappeler que rien n’est jamais acquis. je vous rappelle que dans les années 1960, 1970, les femmes portaient des mini-jupes à Téhéran (oui, sur la photo ce sont bien des iraniennes…)

Comme j’aime bien aller randonner seule, on me pose souvent la question : « Tu n’as pas peur de te balader toute seule dans les bois ? Tu pourrais y faire de mauvaises rencontres ! »
Je vais partir du principe qu’il n’est pas question de champignons mais bel et bien d’agresseurs potentiels, de prédateurs, qui quand on est une femme prend assez souvent le profil du violeur. Et là, j’imagine le mec, tout seul dans la verte, en train d’attendre que je passe dans une sentier fréquenté par 0.0008 personnes par jour en moyenne.
C’est vrai que ça fait flipper.
J’ai presque envie de dire que je lui ferais au moins un free-hug pour le féliciter de sa ténacité.
Bon, il pourrait s’agir de loup mais y’en a plus par chez moi et puis celui du Petit Chaperon rouge, je l’ai toujours trouvé vachement sexy alors ce serait pas un viol.

À ceux qui s’inquiètent pour moi je rappelle que l’écrasante majorité des viols sont perpétrés par la famille ou l’entourage de la victime, qui n’est pas toujours une femme d’ailleurs.

C’est pourquoi j’avais envie de vous envoyer lire ce billet que j’aurais aimé avoir le talent d’écrire.
On n’est pas sortis des ronces !

=> Le blog Crêpe Georgette : Quand le ministère de l’intérieur alimente la culture du viol

Le ridicule tue de moins en moins.

Et c’est bien heureux pour cette charmante jeune femme dont vous comprendrez que le nom m’échappe.Dans un « communiqué » (c’est comme ça que ça s’appelle quand on raconte n’importe quoi pour que ça fasse l’ouverture du 20h) cette « conseillère politique » (oui, c’est comme ça aussi que ça s’appelle mais moi je crois que je préférerais devenir archevêque plutôt que de lui demander de me conseiller) s’insurge conte la disparition « des dizaines d’heures d’apprentissage de l’histoire » en 3e et en Terminale et de « suppression également de toute référence au Général de Gaulle dans l’enseignement de la Seconde Guerre Mondiale ».

Quand on est conseillère, Madame, on se renseigne avant d’écrire des conneries.
1. L’allègement des programmes (revendiqué par la plupart des enseignants d’histoire géographie) est certes un peu tardif et précipité mais ils n’est pas encore acté car pas encore voté par Conseil Supérieur de l’Éducation.2. Un programme d’enseignement n’a rien à voir avec un emploi du temps : des chapitres en moins n’allègent pas les horaires.
3. Le Général apparait bien dans le chapitre « Effondrement et refondation républicaine (1940-1946), par exemple en 3ème…

Bref, encore une conseillère politique qui aurait du choisir un autre métier… chiropracteur de zèbre  par exemple ? ?