Être une femme

Aujourd’hui,  on pourrait penser qu’en France du moins, être une femme c’est devenu un peu plus cool qu’ailleurs. je pense à des pays où on lapide des gamines par exemple. C’est vrai. On peut penser ça. Et se rappeler que rien n’est jamais acquis. je vous rappelle que dans les années 1960, 1970, les femmes portaient des mini-jupes à Téhéran (oui, sur la photo ce sont bien des iraniennes…)

Comme j’aime bien aller randonner seule, on me pose souvent la question : « Tu n’as pas peur de te balader toute seule dans les bois ? Tu pourrais y faire de mauvaises rencontres ! »
Je vais partir du principe qu’il n’est pas question de champignons mais bel et bien d’agresseurs potentiels, de prédateurs, qui quand on est une femme prend assez souvent le profil du violeur. Et là, j’imagine le mec, tout seul dans la verte, en train d’attendre que je passe dans une sentier fréquenté par 0.0008 personnes par jour en moyenne.
C’est vrai que ça fait flipper.
J’ai presque envie de dire que je lui ferais au moins un free-hug pour le féliciter de sa ténacité.
Bon, il pourrait s’agir de loup mais y’en a plus par chez moi et puis celui du Petit Chaperon rouge, je l’ai toujours trouvé vachement sexy alors ce serait pas un viol.

À ceux qui s’inquiètent pour moi je rappelle que l’écrasante majorité des viols sont perpétrés par la famille ou l’entourage de la victime, qui n’est pas toujours une femme d’ailleurs.

C’est pourquoi j’avais envie de vous envoyer lire ce billet que j’aurais aimé avoir le talent d’écrire.
On n’est pas sortis des ronces !

=> Le blog Crêpe Georgette : Quand le ministère de l’intérieur alimente la culture du viol