Un jour on me le dira.

Je suis volontiers vélocipédiste.
D’autant plus que ma ville se dote de pistes cyclables de plus en plus nombreuses.
Une excellente idée que ces pistes, qu’elles soient ou non à contre sens. J’ai même un faible pour ces dernières. Les itinéraires sont plus rapides et en cas de danger, au moins on le voit arriver en face.
Mais certains automobilistes, qui n’ont pas encre compris que la pratique du vélo n’était pas réservé aux classes primaires et maternelles, ont encore du mal à partager la route.
Lorsque j’emprunte un de ces « double sens cyclable » (DSC pour les intimes), je croise la plupart du temps un automobiliste pédagogue qui me coince contre le trottoir pour m’expliquer que je n’ai rien à faire dans SON sens interdit. En général je m’arrête (bien obligée !) et j’essaie de lui expliquer que j’ai exactement le même droit que lui d’être à cet endroit. Immanquablement la discussion se termine par une allusion explicite à mes activités sexuelles ou à la moralité douteuse de ma parentèle. Parfois par une jolie rayure sur la jolie peinture de la jolie voiture… oh bein zutalor c’est bête !

Comme quoi il est bien vrai que les trois mots les plus difficiles à prononcer dans la langue française sont :
3ème : Anticonstitutionellement
2ème : Dodécicosidodécaèdre
1er : Pardon

sens interdit
sens interdit sauf cycliste